
Sous l’impulsion réglementaire, les parkings allient production solaire et services de proximité. Les installations transforment l’attente en temps de courses, boostant la rentabilité du foncier et le trafic magasin. Par Jean-Bernard Gallois
De simple dalle de bitume à gisement de valeur… Le parking commercial opère une mutation radicale, poussé par la pression réglementaire (Loi APER, LOM) et de nouvelles exigences de consommation. Selon l’étude OpinionWay pour Perifem, réalisée en octobre 2025, cet espace devient un « hub » multiservices indispensable : alors que 82 % des Français prévoient de faire leurs courses en voiture au moins aussi souvent qu’aujourd’hui, le parking ne doit plus seulement accueillir des véhicules, mais aussi produire de l’énergie et offrir du confort. L’attente est massive : 69 % des clients réclament des solutions d’ombrage (végétalisation ou ombrières photovoltaïques) et 79 % souhaitent y trouver des services du quotidien, comme la collecte de déchets ou des laveries.
Transformer l’attente pendant le lavage en achat ME Group en fait son terrain de jeu depuis quelques années. Issue du groupe possédant, entre autres, Photomaton, la société a déployé des laveries Wash Me en libre-service et, depuis peu, des stations de toilettage, à disposition des clients 24h sur 24. Le réseau, qui a doublé en cinq ans, atteint désormais 5 000 laveries en France, dont 70 % sur les parkings de grandes surfaces alimentaires. Le concept est simple et vise à transformer l’attente en achat. « L’idée est d’optimiser son temps : avoir la certitude de trouver une place de parking pour transporter une grande quantité de linge, pouvoir vérifier via l’application Wash.ME si la laverie



